LA PECHE DU SILURE A « SOUTENIR », PARTIE 1

En ce début de saison nos chers silures commencent à se mettre en activité ! Mais avant le 1er Mai les techniques sont assez restreintes pour les traquer. Pour les pêcheurs en bateau la technique de prédilection est : la pêche à « soutenir » au clonk. Cette technique bien connu des siluristes et démocratisée par le précurseur Jean Claude Tanzilli il y a bien longtemps maintenant reste « La » technique reine pour capturer le maximum de silures de façon très ludique et cela toute l’année. A noter quand même que cette technique a perdu de son efficacité sur les plus gros silures notamment sur les secteurs sur pêchés, mais en début de saison même les plus gros poissons s’y laissent tenter du faite de la pression de pêche moins importante durant la trêve hivernale…

Pour le pêcheur novice, cette pêche est un peu déroutante aux premiers abords, car nous allons voir que l’on ne pêche pas canne en main mais avec la tresse dans la main!

Matériel nécessaire :

Pour bien pratiquer cette technique et dans les meilleures conditions voici le matériel adéquat :

- Une canne à fil intérieur est conseillée pour la pratiquer car la canne est posée sur un support et il y a risque que la tresse s’entoure autour du scion au risque de la casser. Cette année P&M propose une canne adéquate à cette pratique : La TITAN BOXING RING IN LINE.
Un moulinet silure classique mais muni d’une tresse d’au moins 50/100ème pour 2 raisons. La touche est souvent assez violente et du faite que vous teniez la tresse en main, il n’y a donc aucun amorti hormis votre bras et vous risquez de casser dès la 1ère touche. Ensuite plus vous utilisez de petit diamètre de tresse et plus elle aura tendance à vous couper les doigts à la touche même si vous portez des gants.

- Un plomb « poire » ou autre d’au moins 200 gr afin de bien le sentir en main mais surtout pour bien le voir au sondeur.

Suivant le courant, la profondeur et le vent, on peut augmenter le poids du plomb jusqu’à 300gr ! Ce plomb est muni d’une petite empile de très fort diamètre (100/100ème) et d’un triple adapté pour le silure (4/0). Il existe une multitude de forme de plomb et certains peuvent ou sont équipés d’une jupe ou octopus pour améliorer l’attractivité du montage ! Attention avant le 1er Mai, les jupes ou octopus sont interdits car considérés comme leurres. Il existe également des modèles avec perles ou bruiteur.

- Un clonk, cet outil ancestrale originaire des pays de l’est et importé dans les années 1990 par Fabien Monvoisin a pour but de créer un bruit sourd lorsque l’on frappe la surface de l’eau. Ce bruit a pour effet (inexplicable) de faire décoller les silures du fond et de les diriger vers l’embarcation. Plusieurs modèles sont disponibles dans le commerce, des longs, des courts (suivant la hauteur de l’embarcation), en bois, en plastique, en alu ou carbone, des formes concaves, convexe…

- Des gros vers, lombric du jardin ou canadien disponible dans le commerce.
- Et pour finir ne pas oublier : les gants ! C’est très important pour se protéger les doigts car au ferrage les touches sont souvent très violente !

Action de pêche : 

Pour pratiquer confortablement cette technique, il faut :

- Etre assis et être proche du franc bord du bateau pour pouvoir clonker.
- Etre à l’arrière du bateau et pas très loin de la sonde pour que le montage soit dans le faisceau du sondeur.
- Avoir le sondeur à porter de main pour effectuer les réglages rapidement en action de pêche.
- Le support de canne avec la canne à portée de main pour pouvoir combattre le poisson mais également rembobiner de la tresse rapidement.

Zone de pêche :

Cette pêche se pratique généralement en dérive, le cas échéant (lac de barrage) il faut créer la dérive grâce au moteur électrique. Mais suivant la saison, les poissons ne seront pas présents sur les mêmes secteurs.

 

Le schéma de base :

En hiver :

Les poissons sont regroupés dans des fosses par plusieurs dizaines et sont généralement peu actifs.

           

Au printemps :

A partir de Mi–Mars, les rassemblements de silure commencent à éclater et les silures situés à proximité de ces « boules » sont de plus en plus mordeurs.

En Avril, les poissons commencent à se disperser et on commence à faire de plus longues dérives pour trouver du poisson actif.

Fin Avril- début Mai, les silures ont désertés les fosses et se rapprochent des bordures occupées par le frai du poisson blanc. Un cours moment dans la saison qu’il ne faut pas rater car c’est l’occasion de prendre de beaux silures aux leurres en linéaire ;-)

A partir de Mi-Juin, les silures se regroupent dans des zones assez profondes et encombrées pour le frai.

Une période assez délicate pour attraper des silures, car ils sont en général que très peu mordeurs. Cette période se situe quand l’eau atteint jour et nuit plus de 20 degrés.

En été et Automne :

Les silures sont présents dans toutes les couches d’eau suivant le moment de la journée et leurs activités. On réalise donc de très longues dérives pour trouver du poisson actif.

Voilà un schéma simple à suivre suivant les saisons mais qui n’est qu’à titre indicatif ! Car suivant les années, les régions, les biotopes mais également la pression de pêche, les règles ne peuvent pas être vraiment voir totalement les mêmes ! C’est à vous ensuite suivant vos secteurs de pêche de les adapter.

En pratiquant la technique de la pêche à « soutenir », vous allez voir beaucoup de poisson sur votre sondeur, mais très souvent un faible pourcentage de poisson saisit votre appât. Cela est dû bien sûr au niveau d’activité des poissons mais également des animations du montage créées par le pêcheur. Nous verrons dans le prochain article, différentes animations qui permettent de faire une très grosse différence sur la fréquence et le déclenchement des touches.

A très bientôt

Sylvain Giraud