POLLUTION DES REMPARTS DE GRAVELINES (59): UN MASSACRE!

Un sandre spécimen sauvé in extrémis d'une mort certaine.

C'est un poisson record que j'aurais aimé rencontrer dans d'autres circonstances. Les faits ont débuté ce vendredi sur un plan d'eau du Nord Pas de Calais. Le niveau de l'eau, baissé volontairement par les autorités publiques, le Port Départementale, pour cause de travaux de rénovation des berges, est en grande partie responsable d'un véritable carnage. Carpes, brochets, gardons et cet énorme sandre étaient à l'agonie, sans oxygène. Depuis le 10 novembre nous nous battons pour que le niveau de l'eau soit de nouveau correct afin de sauver le plan d'eau. Mais, malheureusement, les institutions françaises ne sont pas connues pour leur réactivité et ce malgré les actes de braconnage sur le site ainsi que l'odeur que commençait à dégager l'eau!.

Même les ragondins n'ont pas résisté.

Ce matin devait être une sortie pêche, à la place ce fut une mission de sauvetage avec nos épuisettes et des seaux pour sauver un maximum de poissons viables en les relocalisant. Grâce à l'intervention conjointe des pêcheurs locaux, des jeunes qui m'ont suivi et surtout de l'AAPPMA La Sentinelle de Gravelines et son président Bruno Catez, le pire a été évité. L'eau a pu être renouvelée par une ouverture d'écluse, permettant de ralentir un peu l'hécatombe.

Carnassiers et blancs sont touchés, mais le pire ce fut pour les carpes.

Nous sommes pêcheurs, nous pratiquons des pêches différentes, nous n'avons pas les mêmes avis sur la pratique mais nous sommes amis et unis devant cette catastrophe. Ensemble, nous pouvons faire bouger les choses!

Les deux gardes fédéraux qui nous ont prêté main forte, merci les gars.

Je vous encourage à aider le monde associatif car ainsi vous pourrez sauvez vos parcours, votre passion et donc vos partenaires de jeu, les poissons !

Je tiens sincèrement à remercier les jeunes qui nous ont aidé ainsi que Monsieur Bouchery, élu à l'environnement, le président de l'AAPPMA La Sentinelle de Gravelines Bruno Catez, les 2 gardes fédéraux et la Fédération de Pêche pour les analyse d'eau.

Clément Francq